Jérémy, éleveur de porc chez Erca Bio : le choix du porc biologique pour conjuguer éthique, passion et dignité

Installé depuis 2017 au cœur de la Bretagne, Jérémy, 34 ans, incarne une nouvelle génération d’éleveurs passionnés. Engagé aux côtés d’Erca Bio, il a façonné une exploitation à taille humaine où le respect du bien-être animal s’accorde harmonieusement avec ses aspirations de vie. Rencontre avec un artisan de la terre qui a su écouter ses convictions.

Le choix de l’indépendance et du lien à l’animal

Fils d’un responsable d’élevage porcin conventionnel, Jérémy a grandi au rythme des tracteurs et des bâtiments d’élevage, développant très jeune une véritable passion pour le porc.

Après cinq années enrichissantes en tant que salarié agricole dans le secteur conventionnel — au contact des porcs, des bovins et de la volaille —, c’est donc tout naturellement qu’il ressent le besoin de tracer sa propre voie. L’opportunité se présente à travers la reprise d’un ancien élevage de volailles désaffecté qu’il va réhabiliter pour lancer son propre élevage de porcs bio.

Pour Jérémy, le choix du cahier des charges bio s’est imposé comme une évidence. Il y a trouvé la liberté de piloter son activité de A à Z, de la sélection du cheptel jusqu’au chargement des animaux. Ce choix lui permet aussi de préserver un équilibre entre sa passion professionnelle et sa vie personnelle. “Pas de problème pour se lever à 3h du matin si besoin pour effectuer les tâches en élevage si cela me permet de me dégager un peu de temps perso dans la journée”. Mais c’est avant tout la qualité de la relation avec l’animal qui dicte ses journées.

« J’adore m’allonger dans la paille avec eux pour me relaxer quelques minutes. C’est un moment unique qui donne tout son sens à mon métier.« 

Le Bien-Être Animal comme ligne de conduite

Sur son exploitation de 120 truies, le respect de l’intégrité physique est érigé en règle d’or. En phase avec les valeurs portées et encouragées par la filière Erca Bio, Jérémy bannit la coupe des queues, le meulage des dents ainsi que la castration. Les animaux bénéficient de grands espaces, d’un couchage douillet sur paille et d’un accès constant à des courettes extérieures.

Vers l’autonomie et la transmission

Arrivé sans foncier à ses débuts, l’éleveur gère aujourd’hui 100 hectares de terres où il cultive ses propres céréales (blé, orge, triticale, maïs, féverole). Grâce à un outil de fabrication d’aliments à la ferme (FAF) dans lequel il a investi et s’est formé, il nourrit directement ses animaux.

Regardant vers l’avenir, Jérémy projette de moderniser ses courettes extérieures pour optimiser encore le confort de ses bêtes. Son ambition ultime ? Atteindre 150 hectares pour être à 100 % autonome, et créer un emploi salarié pour transmettre, à son tour, sa passion du métier.

Aucun commentaire

laisser un commentaire

Laissez un commentaire sur cet article

Ces articles peuvent vous intéresser

A la Une

Graines de courge : un trésor de bienfaits !

Par labullebio 30/10/2017
A la Une

POÊLÉE PROTÉINÉE.

Par labullebio 22/10/2025