On croit souvent que la meilleure saison pour commencer son potager est le printemps. Pourtant, en commençant à cette période, vous allez à la fois dépenser beaucoup de votre énergie pour débroussailler, tondre, désherber, travailler le sol, mais surtout, vous allez déséquilibrer en peu de temps un écosystème qui était tranquille jusqu’à votre arrivée (friche, prairie …).

Une solution plus douce, pour votre dos et pour la nature, consiste à s’y prendre bien en avance… l’automne étant la saison idéale pour cela. Grâce à la technique de l’occultation, les macro et micro-organismes vivant dans la terre (bactéries, champignons, ver de terre, acariens …) vont s’occuper tranquillement mais efficacement de préparer votre sol pour le printemps suivant.

 

La recette est très simple :

1/ Fauchez, débroussailler l’espace que vous voulez transformer en potager. Si possible, passez la tondeuse sur le produit de débroussaillage pour en faire des plus petits morceaux. Et répartissez bien le tout de manière uniforme sur toute la surface.

S’il y a des ronces, ne vous embêtez pas à retirer les griffes maintenant.

 

2/ Recouvrez tout cela avec un maximum de biomasse végétale : paille, feuilles mortes, broyat de bois, épluchures de légume, tonte de pelouse (en petite épaisseur). Il n’y a pas de limite à l’épaisseur de la couche, seulement celle de la quantité de matière à votre disposition.

Vous pouvez aussi ajouter un peu de compost si vous en avez sous la main.

 

3/ Recouvrez ce mille-feuilles d’un nappage fait de cartons que vous prendrez bien soin de faire se chevaucher les uns les autres et de lester avec des grosses branches, des troncs, des briques, des pierres …

 

4/ Attendez 4 à 6 mois au coin de votre cheminée.

 

 Que va-t-il se passer durant l’hiver ?

La couche de matière organique isole le sol du froid de l’hiver, la vie microbienne qui l’habite reste donc active. En plus d’un peu de chaleur, nous lui offrons la nourriture avec toute cette biomasse en profusion à la surface du sol qu’elle va se faire un plaisir de manger, digérer et transformer en une bonne terre fertile.

En échange du gite et du couvert hivernal, les petites bêtes, auront « mâché » le travail du sol en ayant réalisé des galeries dans tous les sens.

Les cartons quant à eux vont empêcher la repousse des herbes sauvages. Privées de lumière elles vont se décomposer dans le sol et par là même, l’enrichir en libérant les minéraux et autres nutriments qu’elles avaient synthétisés.

Au printemps, les cartons et la matière organique seront tout ou partie décomposées. Ratissez pour les mettre de côté. En-dessous, le sol est vierge de plantes sauvages, il est ameubli et enrichi. Faites ensuite un test avec la grelinette. Si les dents ne s’enfoncent pas jusqu’au bout, passez la grelinette sur toute la surface. Si vous pouvez enfoncer complètement les dents de la grelinette ou de la fourche bêche, alors rien de plus à faire, il suffit d’affiner la surface du sol au croc et au râteau et de semer ou repiquer vos cultures de printemps.

S’il reste des griffes de ronce ou des racines vivantes de plantes récalcitrantes, elles seront bien plus faciles à sortir à la fourche bêche car votre sol aura été ameubli.

 

Bon jardinage !

 

Cet article vous a été présenté par Terre et Humanisme : https://terre-humanisme.org

 

ZOOM sur Terre et Humanisme

Depuis 1994, l’association Terre & Humanisme partage, transmet et soutient l’agroécologie vers tous les publics (particuliers ou professionnels en France et à l’international) pour accompagner la transition vers un modèle agricole écologique, humain et solidaire.

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